2018 фотосессия для журнала Le Parisien (фотограф Audoin Desforges)

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2018 фотосессия для журнала Le Parisien (фотограф Audoin Desforges)

Непрочитанное сообщение hemulith » 25.03.2018 01:15

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Kylie Minogue : «J’aurais voulu être une actrice»

LE PARISIEN WEEK-END. A 50 ans bientôt, l’icône australienne de la pop célèbre trois décennies de carrière avec « Golden », un nouvel album dans lequel elle chante la fête, la musique et l’amour. Rencontre exclusive.

Le rendez-vous est fixé au sud-est de Londres, dans un ancien entrepôt des années 1930 reconverti en studio photo. L’indémodable chanteuse australienne Kylie Minogue – 80 millions de disques vendus à travers le monde et une dizaine de tournées internationales au compteur – a choisi ce lieu pour nous présenter son quatorzième album studio, Golden, concentré de tubes pop aux accents country à paraître le 6 avril. Nous la rencontrons au rez-de-chaussée, assis autour d’une grande table en bois. Emmitouflée dans une couverture, grignotant un brownie, la chanteuse de 1,52 mètre a parfois des allures d’adolescente. L’interprète des tubes Can’t Get You Out of My Head et Spinning Around fêtera pourtant ses 50 ans le 28 mai prochain.

« Bonjour, enchantée », lâche-t-elle dans un français impeccable avec un grand sourire. Celle qui a vécu plusieurs années à Paris, et qui y donnera d’ailleurs, ce 18 mars, un concert intimiste au Café de la Danse, dans le 11e arrondissement de la capitale, a l’art de mettre ses interlocuteurs à l’aise. Sans langue de bois, elle a accepté de retracer pour nous trente années d’une incroyable carrière. De se remémorer ses joies, ses peines et ses regrets, abordant même sa longue bataille contre un cancer du sein déclaré en 2005. Du haut de son expérience, elle nous livre aussi son regard sur le monde de la musique actuelle et sur les autres stars du moment.

Votre nouvel album, Golden, parle beaucoup d’amour, de fête, d’envie d’évasion... On dirait que vous avez toujours 20 ans dans votre tête !
Kylie Minogue Vous le pensez vraiment ? Ça me fait plaisir ! Je trouve moi aussi que le disque sonne « frais ». Vous savez, même si les années passent, il y a des choses qui ne changent pas. J’ai 49 ans aujourd’hui et j’ai toujours les mêmes rêves, je fais toujours les mêmes erreurs stupides. Le fameux « album de la maturité » ? Je m’y attellerai peut-être un jour, mais pas maintenant.

Sur Dancing, le premier single, vous chantez « En boîte, voilà où je veux être avec toi ». Sortez-vous toujours en club ?
J’y suis allée il y a deux semaines. Je peux encore danser quatre heures de suite sans m’arrêter, mais je sors beaucoup moins qu’à 20 ans. A l’époque, la seule question qu’on se posait, mes amies et moi, c’était : « On va où ce soir ? » Même en semaine ! Aujourd’hui, j’avoue que je préfère me rendre à des dîners, avoir des conversations au calme, sans être obligée de crier pour couvrir le son des grosses basses.

Vous aurez 50 ans en mai prochain et...
Oui, je sais ! Quand j’avais 48 ans et qu’on me disait que j’approchais de la cinquantaine, je répondais : « Arrêtez, je n’y suis pas encore ! » Mais, depuis quelques semaines, c’est vrai que j’en parle beaucoup. Je prends conscience que je vieillis, que la plus grande partie de ma vie est derrière moi. Je regarde par-dessus mon épaule et je me dis : « Ah oui ! J’existe depuis un sacré bout de temps, quand même ! »

Vous jouez encore de votre image de sex-symbol ?
Je suis encore sexuellement active, alors oui, j’en joue forcément. Je me suis rendu compte que cela faisait partie de moi, de mon personnage. Au milieu des années 1990, j’avais tenté de me « désexualiser » en m’habillant comme un homme, en me coupant les cheveux. J’avais un look inspiré par la chanteuse Björk et celle du groupe de rock Garbage. C’était une grosse erreur ! Je ne me sentais pas à l’aise, et mon public l’a ressenti. Donc, oui, sans aller aussi loin que j’ai pu le faire par le passé, j’essaie toujours d’être sexy.

Avez-vous déjà eu la sensation d’aller trop loin ?
Pas souvent. Peut-être une fois, quand j’ai fait, à l’âge de 33 ans, une pub en sous-vêtements transparents pour la marque de lingerie Agent Provocateur. Le genre de vidéo qu’un père ne devrait pas voir ! Quand le mien est tombé dessus, je lui ai dit : « Fais comme si ça n’était jamais arrivé (rires) ! »

Est-ce que vous porteriez aujourd’hui le fameux short doré que vous arboriez en 2000 dans le clip de Spinning Around ?
Je ne pense pas. Je n’ai plus assez confiance en moi pour le remettre aujourd’hui. Et je ne suis pas sûre que le monde ait vraiment envie de voir ça. Mais à l’époque, c’était cool.

Est-il nécessaire de choquer pour réussir dans la musique ? Miley Cyrus a cartonné lorsqu’elle s’est mise nue dans son clip Wrecking Ball en 2013...
Je ne pense pas que ce soit nécessaire. Mais Miley Cyrus est une jeune femme belle et forte, alors pourquoi devrait-elle cacher son corps ? Et puis, ce que les gens ont oublié, c’est que les chanteuses nues ne datent pas d’hier. Moi-même, je me suis déshabillée dans le clip de Put Yourself in My Place, en 1994.

Est-ce plus difficile de percer aujourd’hui ?
Difficile à dire. D’un côté, c’est plus facile parce que les chanteurs amateurs se font connaître en partageant leurs vidéos sur YouTube. D’un autre côté, c’est compliqué parce qu’ils sont très nombreux. Beaucoup de personnes talentueuses restent ainsi noyées dans la masse.

Est-ce que la nouvelle génération de chanteuses vous inspire ?
J’aime beaucoup le travail de ma compatriote australienne Sia, de la Britannique Dua Lipa et de la Suédoise Tove Lo. Je trouve leur son moderne et bien produit. Mais ma préférée, c’est Lady Gaga – même si ce n’est pas tout à fait une petite nouvelle ! Cette fille m’impressionne. Quand elle s’assoit, seule à son piano, et qu’elle enflamme la scène, c’est incroyable. J’aimerais être capable de faire ça. Malheureusement, je ne joue d’aucun instrument, j’ai besoin d’être accompagnée.

Avec le recul, avez-vous des regrets ?
J’en ai beaucoup, comme tout le monde. Je suis restée beaucoup trop longtemps dans des relations amoureuses qui n’en valaient pas la peine, par exemple. Je suis frustrée, aussi, de ne pas vraiment avoir poursuivi ma carrière d’actrice (Kylie Minogue a joué dans des sitcoms australiennes dans les années 1980, NDLR). Si je regarde en arrière, je me dis que j’aurais dû écouter davantage mon instinct. Quand j’ai débuté, j’avais 20 ans à peine. Mon premier single, The Locomotion, en 1987, cartonnait, et je me laissais porter par mon entourage sans réfléchir. J’aurais adoré rencontrer celle que je suis aujourd’hui pour qu’elle me dise : « Fais-toi confiance, Kylie ! »

Vous rêvez toujours de trouver l’amour ?
Pour être honnête, oui. Pourquoi pas, après tout ? Mais trouver l’amour ne constitue pas, à mes yeux, l’aboutissement d’une vie. Je déteste cette idée. Ce n’est pas parce qu’on n’est jamais tombé sur le partenaire idéal que l’on est condamné à être malheureux. En tout cas, moi, je ne veux pas me résoudre à être malheureuse. Je ne me prends pas la tête avec ça.

Regrettez-vous de ne pas avoir fondé une famille ?
Oui, bien sûr, mais ce n’était pas un chemin pour moi. Ma santé ne me l’a pas permis.

Vous avez vaincu un cancer du sein, diagnostiqué en 2005. Cela vous a-t-il rendue plus forte ?
Je ne peux pas dire que ça m’a donné plus de détermination. J’ai toujours été quelqu’un de solide et le cancer n’a rien changé à cela. Je me disais à l’époque : « Si j’arrive à vaincre la maladie, c’est génial. Sinon, tant pis. » Il y a une chose dont j’étais sûre, c’est que, si jamais je m’en sortais, je reviendrais à la musique. L’histoire classique du businessman qui, après une attaque, décide de changer de vie en devenant jardinier, je ne l’ai jamais envisagée. Je voulais revenir. Je n’avais pas fini.

Vous faites allusion à votre tournée « Showgirl », interrompue par la maladie ?
Oui. A une période où je ne savais pas ce que les prochains mois me réservaient, cela m’a beaucoup aidée d’imaginer reprendre la tournée (ce qu’elle a fait en novembre 2006, NDLR). C’était un bel objectif, un beau défi. Cela m’a donné encore plus de force pour résister.

Depuis toutes ces années, n’avez-vous jamais ressenti le besoin de faire une pause dans votre carrière et de prendre du temps pour vous ?
Vous m’auriez posé cette question il y a une vingtaine d’années, je vous aurais aussitôt répondu : « Vous êtes dingue ! Je préfère partir en tournée, vivre l’aventure à fond ! » Aujourd’hui, c’est différent. La quinquagénaire que je m’apprête à devenir rêverait plutôt de partir plusieurs semaines à la plage, pour ne rien faire de ses journées.

Pour vous, qu’est-ce qu’une « pop star » ?
Je n’ai jamais cherché à définir ce terme. Mais disons qu’une pop star, selon moi, doit injecter une dose d’énergie et de joie dans sa musique. Pour moi, impossible d’imaginer une chanson triste et déprimante. Mais ça ne me dérange pas d’en écouter, en revanche ! Si j’ai envie de pleurer un bon coup, je regarde le film italien Cinema Paradiso, sorti en 1988. La bande originale, composée par Ennio Morricone, me fait craquer à chaque fois.

Sans indiscrétion, à quoi ressemble Kylie Minogue quand elle n’est pas sous les projecteurs ?
Pour une séance photo comme aujourd’hui, j’essaie d’être au top. Je passe du temps au maquillage , à la coiffure, je fais attention aux vêtements que je vais porter... C’est une partie de mon travail de faire rêver les gens. Mais quand je suis chez moi, c’est tout l’inverse. Je suis une autre personne, beaucoup plus simple. Si j’avais à choisir entre les deux ? Je choisirais probablement la Kylie sans artifice.

Est-ce qu’une pop star se doit de porter un message à son public ?
Difficile à dire. Pour ma part, je pense que j’ai véhiculé des messages de tolérance et d’ouverture d’esprit dès le début de ma carrière. Quand on y pense, j’ai été tout de même la première femme à jouer le rôle d’une garagiste dans une série télé (de 1986 à 1988, dans le feuilleton australien Neighbours, « Voisins » en anglais, NDLR) ! Ce que je veux représenter, c’est la liberté. La liberté d’être qui l’on veut.

Pensez-vous que cela explique votre immense succès auprès de la communauté gay ?
A vrai dire, ça fait vingt-cinq ans qu’on me pose cette question, et je n’ai jamais su y répondre. Les gays m’ont adoptée, je ne sais pas pourquoi. Mais j’adore ça !

Que pensez-vous de Beyoncé ? La considérez-vous comme une icône féministe ?
Elle a un énorme talent, c’est sûr. Franchement, cette fille est un alien, elle est un niveau au-dessus. Mais il ne faut pas s’imaginer que ça lui est tombé du ciel, je suis sûre qu’elle a fait beaucoup de sacrifices pour en arriver là. C’est une icône féministe, oui, une femme forte et indomptable. Cela dit, il y en a eu bien d’autres avant elle. Les chanteuses Cyndi Lauper, Bette Midler ou Joan Jett, par exemple, ont porté des pantalons en cuir dans les années 1980 et crié haut et fort leur fierté d’être des femmes.

Et Madonna ?
Je l’idolâtre ! Madonna a toujours été un modèle pour moi. Je devais avoir 14 ans quand je l’ai découverte. Dans la banlieue de Melbourne où je vivais alors, j’écoutais Prince, aussi. Tous deux incarnaient quelque chose de sexy, de quasi animal. Et moi, avec mes hormones en ébullition, ça me faisait quelque chose !

Ces derniers mois ont été marqués par l’affaire Weinstein. Le harcèlement sexuel est-il présent aussi dans l’industrie de la musique ?
On entend surtout parler d’Hollywood, c’est vrai, mais le harcèlement sexuel existe aussi dans l’industrie de la musique. Souvenez-vous de l’affaire Kesha en 2014 (la chanteuse américaine avait porté plainte pour agression sexuelle et harcèlement moral contre son producteur, Dr. Luke, NDLR). Cela ne m’est jamais arrivé, j’ai eu de la chance. Mais, même si personne ne s’en est jamais ouvert à moi directement, j’ai déjà entendu parler d’histoires de ce genre.

Que pensez-vous du hashtag #MeToo, lancé en octobre 2017 sur Twitter pour inciter les femmes à partager leurs expériences sur le sujet ?
Nous, les femmes, avons été réduites au silence pendant trop longtemps. Je soutiens pleinement celles qui ont le courage de raconter leur histoire. Il faut plus de bonté dans ce monde, que les gens soient traités avec respect. J’espère que tout cela va amener la société à réfléchir sur la notion d’égalité entre les hommes et les femmes. S’il y avait plus d’égalité à la base, les harcèlements seraient moins nombreux.

Pop et country
A l’origine, Golden, le quatorzième album studio de la star australienne, devait être une succession de tubes pop aux sonorités électro – du Kylie Minogue « pur jus ». Mais la chanteuse n’a pas résisté à l’envie de tout chambouler. C’est une habitude. Tout au long de sa carrière, elle a varié les styles, passant par le disco, le rock et même les ballades « indé ». S’il reste ancré dans la pop, ce nouveau disque est surtout influencé par la country. Comme si Sia avait fusionné avec Dolly Parton. Kylie Minogue a trouvé l’inspiration en enregistrant quelques morceaux à Nashville, dans le Tennessee, berceau de ce genre musical. Des chansons aux paroles simples, quasi naïves, dans lesquelles la presque quinquagénaire chante la fête et l’amour, comme si elle n’avait jamais grandi. L’album, assez inégal, offre quelques pépites, à commencer par A Lifetime to Repair, titre entraînant où banjo et boîte à rythmes se mélangent dans une belle harmonie, et Sincerely Yours, hymne pop magnifique et puissant.
« Golden », Warner, 14,99 €. Sortie le 6 avril.
Источник: http://www.leparisien.fr/culture-loisir ... 608681.php
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Непрочитанное сообщение hemulith » 18.04.2018 00:48

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